mardi 25 mars 2014

En réponse au dernier article de ma soeur.

Moi j'ai apprit que j'étais multidisciplinaire, pas mal plus que ce que j'aurais pu imaginer. Malgré que je rêve parfois de devenir une maman-pieuvre, je suis capable de pas mal de trucs... et en même temps, on rit pu!!!

J'ai apprit a choisir mes batailles (ca ca vient avec les enfants plus grand.) Que son chandail fite pas avec ces bas, finalement, on s'en fou tu. Si ca m'évite une crise de 15 minutes tu peux même mettre des bas dépareiller si ca te fait plaisir.

J'ai apprit que je ne connais plus les termes de Français et de math de nos jours, c'est mon grand de 8 ans qui m'en apprend. Come on j'ai pourtant un DEC.

J'ai apprit que je pouvais endurer pas mal plus de trucs que je pensais. (juste l'accouchement c'est quand même pas rien)

Mais avant tout j'ai apprit ce qu'est l'amour inconditionnel. Celui qui fait que tu manques de souffle lorsque tu regardes tes enfants. Celui  qui fait, que de seulement les voir s'amuser ensemble tu tombes la larme a l'œil.

J'ai apprit que j'étais une sacrée braillarde aussi... ca pourrais bien être le sujet d'un prochain billet.

note a moi même: prochain sujet: Je suis une braillarde.

Nancy

dimanche 23 mars 2014

On en apprend

La maternité change une vie. Beaucoup. Il y a des choses que je m'attendais en prenant la décision d'avoir un enfant. Les nuits plus courtes, les pleurs... mais il y a des choses que je ne me serais pas vraiment doutée. Des choses à propos de moi-même qui me semble venir d'une autre personne. Des faits à propos des bébés, des enfants... j'ai appris à dealer avec les opinions des autres, qu'on veule les connaître ou pas.

Voici une liste non-exaustive des choses que j'ai appris en ayant un enfant :

1. Si tu ne donnes pas de suce à ton enfant, sois certaine que les gens t'en parleront. Tous les pleurs du monde seront causé par le manque de suce, et non pas parce qu'elle a faim/est fatiguée/a fait pipi..... Et n'ai pas peur de la salive, parce que c'est sûr que ton enfant te lichera la poitrine quand elle va être collée sur toi !

2. De purs inconnus viendront te voir pour connaître le pedigree de ton enfant. Son age, son nom, si elle dort bien (what the fuck ??), et te trouveront bien bête quand tu vas leur dire de pas toucher à ton bébé avec leurs mains pleines de germes !

3. Ne jamais sous-estimer un caca. Il peut très bien se rendre dans un dos, quoi qu'on en dise. Et dans un nombril aussi....

4. Ça va te taper sur les nerfs quand les gens vont prendre des libertés avec ton bébé, sans te le demander. Non, en fait, ça va pas te taper sur les nerfs, tu vas vouloir leur ARRACHER LA TÊTE SUR PLACE et trouver une façon d'éviter de revoir cette personne pour toujours.

5. Arriver à l'heure à un rendez-vous releve de l'exploit. Ou bien tu arrives bin en retard, ou bien t'es en avance d'une demie-heure. Et dans ce cas-ci, gares aux inconnus dans les salles d'attente qui vont t'aborder. Et te parler de leurs propres enfants et expériences... et voudront connaître le nom de ton bébé. GRRRRRR

6. Un apitchoum ça peut être grandement mignon.

7. T'as des sourires tant que tu veux jusqu'au moment où tu sors la caméra. Là, t'en as pu un osti.

8. Le monde vont passer leur temps à te demander, une semaine après ton accouchement, quand est-ce que tu en fais un deuxième. HHAHAHAHAHA non.

9. Tu te demandes comment les gens font pour avoir plus qu'un enfant.

10. Quand ton bébé pleure dans les bras de papa et arrête de pleurer et s'endors dans les tiens, ça te fais beaucoup trop plaisir.

11. Si tu t'asseois pour manger avec ton assiette chaude, bébé se réveillera. Si tu vas au toilette aussi.

12. Quand bébé doit manger, elle dort. Quand bébé doit dormir, elle pleure.

Une nouvelle liste suivra bientôt très probablement. Je pense que chaque jour, il y a des choses qu'on s'imaginait pas qui arrive. Comme on en discutait Nancy et moi, quand tu penses à avoir un bébé, t'as une certaine image en tête. Tu ne penses certainement pas aux opinions d'inconnus, à être attendrie juste à cause d'une sourire et encore moins à des souliers trop petits après trois mois parce que ton grand garçon pousse comme de la mauvaise herbe. Hein Nancy ?

Y'as tu des choses que vous avez appris en ayant un enfant ?

Sandra

mardi 4 mars 2014

Rôle ou identité ?

Ça fait maintenant un mois que j'ai eu bébé-fille. Depuis un peu plus d'une semaine maintenant, mon chum est retourné au travail. Mon travail à moi ? Prendre soin du bébé.

Un mois, c'est pas beaucoup sur toute une vie. C'est rien. C'est juste une poignée de jours qu'on peut presque compter sur les doigts (si on a vraiment beaucoup de doigts). Et pourtant, je sens déjà une routine s'installer.

Pour être honnête, je ne sais pas si j'aime la routine. Je sais pour l'avoir lu que c'est très sécurisant pour les enfants de reproduire à peu près la même chose, dans le même ordre, à tous les jours, mais moi je trouve ça un tantinet... redondant. 

En fait, là où je veux en venir, c'est que chacune de mes actions de la journée sont programmées en fonction de la petite. C'est correct, je suis consciente qu'elle n'a qu'un moi s et qu'elle ne peut pas encore s'entertainer toute seule. Mais je commence à me demander s'il y a autre chose qui me définit à part le rôle de mère depuis ces dernières semaines.

Parce qu'on s'entend. Être maman, c'est un rôle. Pas une identité, right ? 

Si je rencontre quelqu'un que ça fait longtemps que je n'ai pas vu et qu'il me demande ''quoi de neuf ?'', c'est clair que je lui parle de bébé-fille. Je veux dire, c'est peut-être pas la SEULE chose de nouvelle dans ma vie depuis notre dernière rencontre, mais c'est sans aucun doute la chose la plus importante. C'est un gros tournant dans ma vie, un gros changement. Le plus gros de toute ma vie jusqu'à maintenant.

Mais en contrepartie, si je rencontre quelqu'un à qui je parle souvent. Toutes les semaines, par exemple. Si cette personne me demande ''quoi de neuf ?'', ma réponse inclura également bébé-fille. Pourquoi ? Est-ce que la seule chose qui se passe dans ma vie, c'est elle ? Oui, elle est mega importante. Bien plus que moi. Je la met sur le top de mes priorités, c'est évident, mais est-ce là ma seule priorité ? Et Moi là-dedans ?

Est-ce qu'être maman, à partir du moment où tu l'est, devient et reste la seule chose qui te définis ? 

Ne serait-ce pas supposé être davantage un rôle qu'une identité ?

Je pose la question à toutes les mamans : Qui es-tu ?

Si ta réponse est grosso modo : Je m'appelle ______ et je suis mère de X enfants... 
C'est qu'être maman, c'est ton identité. Ça peut convenir à beaucoup de femmes. Le moment où tu prends la décision d'avoir des enfants, c'est un choix que tu fais. Tu deviens pas parent sans t'en rendre compte (quoique pour certain.....). Mais moi je me pose la question. Est-ce que ça me convient ? Comment faire pour que ça reste un rôle ?

Tout comme celui d'être une soeur, une tante, une amie, une fille, une blonde...

Une femme !

Je pense qu'il faut pas s'oublier là-dedans.

J'ai choisi de sacrifier une petite partie de ma liberté et une grosse partie de mes nuits pour avoir bébé-fille. J'en suis fière. Mais je ne sacrifierai pas qui je suis pour autant.

Je vais essayer de dealer avec ça.

Et vous, qu'en pensez-vous ?
Sandra

mardi 25 février 2014

mini ado... T'es le meilleur!!!



Depuis quelque semaines déjà, que je soupçonne mini ado d'être victime "d'intimidation". Je met intimidation entre guillemet parce que ca reste de l'intimidation d'enfants en bas âges. Pas que je dénigre l'intimidation, au contraire, mais c'est des petits geste qui semblent banals pour nous parfois mais qui brise la confiance d'un autre enfants. Mais ne vous inquiétez pas j'ai pris la situation en main et l'enseignante est au courant et moi je suis au aguets des changements d'humeur de ma progéniture.

Donc, ce midi je parle d'intimidation avec mon grand. Il me parle de ce qu'il vit, de ce qu'il ressent. Et moi je lui dis que j'ai été victime d'intimidation quand j'étais petite, durant mon primaire et mon secondaire. (Mais avant on ne parlait pas d'intimidation, on disait qu'on se faisait écœurer. De les laisser faire que ca passerait) Les gens étaient méchants et j'ai même déjà reçu une chaussure au visage. Je me suis mise a pleurer ( je pensait avoir fait la paix avec ma jeunesse scolaire, mais c'est venu me chercher aujourd'hui de savoir qu'un de mes enfant vivait un truc semblable). J'ai dit a mon fils que je ne voulais pas ca pour lui, qu'il ne méritait pas ca. Il m'a prit dans ces petits bras et m'a dit "maman, toi non plus tu ne méritais pas ca." Mon cher mini ado, je souhaite a tout les parents de ce monde un enfant compréhensif et merveilleux comme toi. Je t'aime si fort!!!

Je vous laisse un liens du gouvernement sur l'intimidation, ca peut toujours être utile

http://www.mels.gouv.qc.ca/branche-sur-le-positif/

Nancy

Gaffe d'après-grossesse

Bon ça y est. J'ai fait LA chose que je n'aurais JAMAIS dut faire. Ça fait maintenant trois semaines que j'ai accouché. Trois semaines que je suis maman d'une magnifique petite fille. Trois semaines que je me regarde le ventre (mou) et reste étonnée d'être capable de me raser les jambes/lever du divan et du lit/mettre mes bottes/mettre mes pantalons/conduire la voiture presqu'aussi facilement qu'avant ! (bin non, pas encore tout à fait comme avant, mais j'ai quand même une coupure dans le ventre...) Oui, j'ai ma bedaine mollasse, mais maudit que c'est pu la même qu'il y a trois semaines !!!

Ça faisait un méchant bout que je m'étais pas vu le haut des cuisses et le pubis (bin oui, ça m'arrive de regarder dans ce coin-là) !!!!!

Ah oui, et mes pantalons de maternité glissent TOUT... LE.... TEMPS !!!

Facque je me suis dit ''tiens tiens, pourquoi ne pas essayer mes pantalons d'avant-grossesse''

OH
...

QUELLE CONNERIE !!!

Moi je me regardais les cuisses et les fesses qui ont doublés de grosseur (bon, j'exagère un ti peu mais à peine...) pis je me suis dit que c'était une bonne idée. Que si mes pantalons de maaternité me faisaient pu, mes Jeans normaux allaient me faire... wow. J'ai gagné la palme d'or de la bonne idée avec ça, moi.

L'idée que j'étais pas encore revenue comme avant (même si visuellement, c'est évident) m'a à peine traverser l'esprit.... jusqu'à ce que les Jeans arrivent à mes cuisses, et s'y arrêtent.

Conclusion ?

J'ai envie de manger de la crème glacée pour étouffer ma peine, mais à la place, je fais un régime à base d'eau. Si j'ai faim, peut-être que mon corps va manger mes grosses cuisses.

Sandra

samedi 22 février 2014

Vie de famille : Chapitre 1

Ça y est. Bébé fille est née.
J'écrivais mon article ''Fin de marathon'' vers minuit. Puis je suis allé me coucher. Tôt le matin, une envie de pipi m'a réveillé... mais ce n'était pas une envie.

À 5h00 le matin je crevais les eaux dans la salle de bain, juste devant la toilette. Deux semaines avant ma date.

Je ne croyais pas que ça irait si vite. J'avais souvent entendu parler d'accouchements qui duraient 17 heures, 26 heures.... Moi ? Je mettais notre fille au monde avant le dîner... comme quoi chaque naissance est différente. Ça n'a pas été long, comme je me l'étais imaginé.

En fait, rien de ce que je m'étais imaginé s'est passé dans la matinée du 3 février 2014.

À une chose près. Mon état de calme irréprochable en allant à l'hopital. Y'aura au moins eut ça.

Par contre, pour le reste, autant mettre le feu à mon plan de naissance. Il n'aura pas été utile. Après l'examen du col, mon docteur (qui par chance était de garde cette nuit-là) a cru bon me faire passer une écho. ''Juste au cas où''. Surprise. Je n'accoucherais pas par voie naturelle. Siège. Césarienne. Dans l'instant, j'avais vraiment l'impression que le ciel me tombait sur la tête.

Pendant des mois, je m'étais imaginé mille scénario pour la naissance de notre enfant. Mais jamais la césarienne ne m'avait effleuré l'esprit.

Une couple d'heures après l'annonce du siège, je vivais le moment le plus terrifiant de mon existence avec à mes côté mon chum habillé en bleu stérile. Puis tout a déboulé. La petite venait au monde, je l'ai à peine entrevue avant que Monsieur ne quitte avec elle le temps que je dégèle en salle de repos.

Deux heures se sont écoulées avant que je ne vois mon bébé comme il faut pour la première fois. Heureusement, elle est en parfaite santé. Malgré la grosse plaie dans mon ventre qui m'a empêchée de me lever et de prendre ma fille pendant deux jours, elle est PAR-FAITE.

De voir ton enfant, dans les bras de son père - ton chum ! - qui la berce doucement en lui flattant les cheveux, ça brasse quelque chose en dedans, c'est pas possible. C'est pas le chum irréprochable (personne n'est parfait), mais il est assurément le papa idéal pour bébé-fille. Si j'étais pas déjà amoureuse de lui, je serais tomber amoureuse instantanément à ce moment-là.

Déjà trois semaine qu'elle est née, et pour vrai, je trouve ça incroyable. Oui, on est cernés. Oui, j'ai encore un peu mal au ventre. Oui, faut s'y prendre une heure d'avance pour aller faire l'épicerie... mais wow, c'est fou de se retrouver tous les trois au salon, bébé dans les bras, collés sur mon chum, pis de regarder la journée passer doucement.

Alors non, l'accouchement n'étais pas comme je me l'étais imaginé. Mais la vie de famille ? Bien mieux que ce que je croyais.

Sandra

mardi 11 février 2014

vivre avec un enfant différent

Par différent, je ne veux pas nécessairement dire malade. Par différent, je veux dire, qui ne "rentre pas dans le moule". J'ai un enfant qui demande plus que les autre enfant. Un enfant qui est facilement juger par l'entourage. Et par conséquent, nous somme juger aussi. Un enfant qui demande beaucoup d'énergie... Un enfant qui a probablement un trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

Mon fils n'est pas encore évalué, il y a une liste d'attente a l'école. J'aimerais bien le faire passer par dessus les autres. Mais je crois que je n'ai pas grand pouvoir la dessus. Jusqu'à cette semaine, ma petite terreur sortait son caractère a la maison seulement, mais il a commencé a montrer a son professeur de quoi il est capable.

Se n'est pas facile d'avoir un enfant comme ca, ca nous fait passer par une gamme d'émotion assez intense. On se demande qu'est ce qu'on a fait pour qu'il soit comme ca. Parce que avant de mettre une nom sur le bobo, on se dit toujours que c'est peut-être de notre faute. Il y a la colère, la tristesse, le déni. Des jours, on se sens capable de soulever des montagnes, mais d'autre, on est juste a bout et on a envie de pleurer toutes les larmes de son corps.

Mais il ne faut JAMAIS oublier. Que se n'est pas de sa faute. Oui certain comportements son inacceptable, mais c'est impulsif, c'est comme ca. Il ne réfléchit pas avant de les faires. En tant que parents, c'est très difficile de savoir jusqu'ou on peut laisser aller notre enfant.

Je reviendrais surement vous parler des démarches que j'ai entreprises. Nous avons une réunions avec l'équipe de l'école qui s'en vient bientôt. J'ai espoir que ca pourra nous aider a progresser avant l'évaluation officielle.

J'ai regarder au privé pour l'évaluation. C'est extrêmement dispendieux. ca frôle le 1000$ a quelque dollars près. Nous espérons donc, que ca avancera avec l'école...

Vivre avec un enfant différent, ce n'est pas facile. Mais nous les aimons autant que nos autres enfant qui sont plus "normaux. L'amour et l'affection que nous leur portons est EXTREMEMENT important!!! Il faut qu'il sente qu'il est quelqu'un de bien, d'intelligent. Il faut faire tout pour qu'il garde son estime de lui même haute, car se sont des enfants qui se dénigrent très facilement.


Avant de juger un parent et/ou son enfant qui vous déragera a l'épicerie ou au restaurant, pensez-y 2 fois. C'est peut-être un de ces enfants différents. Un de ces enfants qui, oui parle très fort, mais que ca lui demande toute son énergie pour se tenir tranquille a la table.

Nancy